Machinations est un projet de spectacle déambulatoire – le public circule entre plusieurs installations mêlant projections de films d’animations, micro conférences, spectacles miniatures, expériences à la table, maquettes animées, dipositifs mécaniques, captations sonores de machines, dialogues de mécanismes…
C’est une salle des machines, un atelier de réparation.
De temps en temps ont lieu des séquences interprétées en direct par des musicien-nes, chanteuse, manipulateurices.
Après Cosmogonie portative, nous continuons à suivre de loin le poème de Raymond Queneau – Petite cosmogonie portative – cette fois autour de son sixième chant consacré aux machines.
Nous nous appuierons aussi sur Les principes fondamentaux d’une théorie générale des machines de Franz Reuleaux (1877).

Machinations sera créé en 2027
et a été mis en chantier en avril 2025
au Bercail à Dunkerque
Neysa Barnett, Antonin Chambon, Octave Courtin,Jean Pierre Larroche, Juliette Lecat, Emile Papandréou, Catherine Pavet et Xavier Tiret commencent l’exploration de cette Mécanologie, d’autres viendront les rejoindre…
Ce spectacle est une production de la compagnie Les ateliers du spectacle
Les machines, dans certaines de leurs combinaisons ou associations, composent des propositions.
Les mots, les phrases, la grammaire s’assemblent comme des dispositifs mécaniques, il manque parfois des pièces dans certaines langues ou certaines machines qui ne fonctionnent plus ou mal.
On peut retrouver l’origine des langues par démontages, adaptations et déductions.
Il existe des langues en pièces détachées.
Les machines se rangent en classes, genres et familles.
Des espèces de machines parlent-elles ?
Nous ferons parler un embrayage à leviers ou le système bielle-manivelle…
Installation au Bercail à Dunkerque – Première résidence de travail, avril 2025






Le cyborg est un organisme cybernétique, hybride de machine et de vivant, créature de la réalité sociale comme personnage de roman.
Je plaide pour une fiction cyborgienne qui cartographierait notre réalité corporelle et sociale, une ressource imaginaire qui permettrait d’envisager de nouveaux accouplements fertiles.
Manifeste Cyborg, Donna Haraway
On peut définir la machine comme une construction artificielle, oeuvre de l’homme, dont une fonction essentielle dépend de mécanismes.
Un mécanisme, c’est une configuration de solides en mouvement telle que le mouvement n’abolit pas la configuration.
Le mécanisme est donc un assemblage de parties déformables avec restauration périodique des mêmes rapports entre parties.
L’assemblage consiste en un système de liaisons comportant des degrés de liberté déterminés :
par exemple, un balancier de pendule, une soupape sur came, comportent un degré de liberté ; un écrou sur axe fileté en comporte deux.
La réalisation matérielle de ces degrés de liberté consiste en guides, c’est-à-dire en limitations des mouvements de solides au contact.
En toute machine, le mouvement est donc fonction de l’assemblage, et le mécanisme, de la configuration.
G. Canguilhem


