

C’est une fiction.
Imagine une jungle miniature habitée par des machines, la plupart sont incomplètes,
certaine sont seulement dessinées, construites en modèles réduits, en carton, des prototypes bricolés….
Imagine un atelier de réparation mécanique en friche (des archéologues l’exploraient dans le futur).
C’est un lieu aux frontières brouillées entre animé et inanimé,
où l’on ne sait pas bien ce qui est machine et ce qui ne l’est pas.
Entre mécanique et organique il y a du trouble.
Ces machines, que font-elles ? à quoi servent-elles ?
On ne sait pas, il faut enquêter pour émettre des hypothèses.
Elles parlent, bougent, sont en relation…mais qu’est-ce qui les anime ?
quel est le projet qu’elles réalisent, le but qu’elles poursuivent,
la tâche qui leur est assignée ?
On ne sait pas et peut-être n’est ce pas ce qu’on veut savoir.
On veut les entendre, les faire parler, chanter, écrire.
On veut les regarder bouger, attendre, s’user, se fatiguer.
Rechercher leur généalogies.
Imagine une branche linguistique de la mécanique,
imagine une branche mécanique de la linguistique.
Il y a des noms pour les machines qui sont les noms du corps :
tête bras, force, organe, sommeil, veille, consommation…
Il y a des noms du corps qui sont des noms pour les machines ;
valve, transmission, accouplement, régulation, asservissement, mémoire…
Le cyborg est un organisme cybernétique, hybride de machine et de vivant, créature de la réalité sociale comme personnage de roman.
Je plaide pour une fiction cyborgienne qui cartographierait notre réalité corporelle et sociale, une ressource imaginaire qui permettrait d’envisager de nouveaux accouplements fertiles.
Manifeste Cyborg, Donna Haraway
On peut définir la machine comme une construction artificielle, oeuvre de l’homme, dont une fonction essentielle dépend de mécanismes.
Un mécanisme, c’est une configuration de solides en mouvement telle que le mouvement n’abolit pas la configuration.
Le mécanisme est donc un assemblage de parties déformables avec restauration périodique des mêmes rapports entre parties.
L’assemblage consiste en un système de liaisons comportant des degrés de liberté déterminés :
par exemple, un balancier de pendule, une soupape sur came, comportent un degré de liberté ; un écrou sur axe fileté en comporte deux.
La réalisation matérielle de ces degrés de liberté consiste en guides, c’est-à-dire en limitations des mouvements de solides au contact.
En toute machine, le mouvement est donc fonction de l’assemblage, et le mécanisme, de la configuration.
G. Canguilhem
« L’imagerie cyborgienne ouvre une porte de sortie au labyrinthe des dualismes dans lesquels nous avons puisé l’explication de nos corps et de nos outils. C’est le rêve, non pas d’une langue commune, mais d’une puissante et infidèle hétéroglossie. C’est l’invention d’une glossolalie féministe qui glace d’effroi les circuits superévangélistes de la nouvelle droite. Cela veut dire construire et détruire les machines, les identités, les catégories, les relations, les légendes de l’espace. Et bien qu’elles soient liées l’une à l’autre dans une spirale qui danse, je préfère être cyborg que déesse »
Manifeste Cyborg, Donna Haraway
« Je plaide pour une fiction cyborgienne qui cartographierait notre réalité corporelle et sociale, une ressource imaginaire qui permettrait d’envisager de nouveaux accouplements fertiles »
Manifeste Cyborg, Donna Haraway
« Une seconde distinction est en train de se lézarder, celle qui oppose l’humain-animal (l’organique) et la machine. Les machines précybernétique pouvaient être hantées ; il y a toujours eu dans la machine le spectre du fantôme […] Au fond, les machines ne se déplaçaient pas toutes seules, elles ne s’autoconcevaient pas, n’avaient aucune autonomie. Elles ne réalisaient pas le rêve de l’homme, elles ne pouvaient que le tourner en dérision. [Maintenant ] Nos machines sont étrangement vivantes, et nous, nous sommes épouvantablement inertes. »
Manifeste Cyborg, Donna Haraway
…toutes les pièces des mécanismes montés pour la production d’un effet d’abord seulement rêvé ou désiré, sont des produits immédiats ou dérivés d’une activité technique aussi authentiquement organique que celle de la fructification des arbres et, primitivement, aussi peu consciente de ses règles et des lois qui en garantissent l’efficacité, que peut l’être la vie végétale. L’antériorité logique de la connaissance de la physique sur la construction des machines, à un moment donné, ne peut pas et ne doit pas faire oublier l’antériorité chronologique et biologique absolue de la construction des machines sur la connaissance de la physique.
G.C
Il y a plus de finalité dans la machine que dans l’organisme, parce que la finalité y est rigide et univoque, univalente. Une machine ne peut pas remplacer une autre machine. Plus la finalité est limitée, plus la marge de tolérance est réduite, plus la finalité paraît être durcie et accusée. Dans l’organisme, au contraire; on observe – et ceci est encore trop connu pour que l’on insiste – une vicariance des fonctions, une polyvalence des organes. G.C
Une machine est fabriquée pour un usage déterminé (finalité limitée), un organisme vivant a une finalité indéterminée: il est expérience, tentative… G.C
Une machine est fabriquée pour un usage déterminé (finalité limitée), un organisme vivant a une finalité indéterminée: il est expérience, tentative… G.C
il y a plus de finalité dans la machine que dans l’organisme, parce que la finalité y est rigide et univoque, univalente. Une machine ne peut pas remplacer une autre machine.
Plus la finalité est limitée, plus la marge de tolérance est réduite, plus la finalité paraît être durcie et accusée. Dans l’organisme, au contraire; on observe – et ceci est encore trop connu pour que l’on insiste – une vicariance des fonctions, une polyvalence des organes. G.C
les machines peuvent être ….les organes de l’espèce humaine.
Un outil, une machine ce sont des organes, et des organes sont des outils ou des machines. On voit mal, par conséquent, où se trouve l’opposition entre le mécanisme et la finalité. Personne ne doute qu’il faille un mécanisme pour assurer le succès d’une finalité ; et inversement, tout mécanisme doit avoir un sens, car un mécanisme ce n’est pas une dépendance de mouvement fortuite et quelconque.
G.C
Le mécanisme est une chaîne cinématique fermée ; la chaîne cinématique est simple ou composée et est formée de couples d’éléments. Ces derniers portent en eux-même les formes enveloppes des mouvements que les corps en contact doivent avoir les uns par rapport aux autres, de telle sorte que tous les mouvements autre que ceux qu’on désire réaliser se trouvent forcément exclus du mécanisme.
F. Reuleaux
Un mécanisme entre en mouvement lorsque l’un de ses membres mobile vient à être sollicité par une force mécanique susceptible de le faire changer de position.
La force accomplit dans ce cas un travail mécanique qui se produit avec des mouvements déterminés ; l’ensemble constitue une machine.
F.R
Une machine est un assemblage de corps résistants disposés de manière à obliger les forces mécaniques naturelles à agir en donnant lieu à des mouvements déterminés
F.R
Une chaîne cinématique fermée dont un membre est maintenu fixe constitue un mécanisme.
F.R
Forces latentes – forces sensibles dans un système mécanique. F.R
Est-ce que toute la technologie ne consiste pas à réussir ce genre de métamorphose ou de communication ou bien entre des parties homogènes (ainsi la communication transubstantialisante, avec l’horloge, d’un mouvement vertical en un mouvement circulaire, ou encore dans la machine à vapeur, l’important couplage bielle/manivelle, qui permet de changer le va et vient transversal d’un piston en un rotatif continu) ou bien entre des régions hétérogènes, ce qui suppose donc un saut d’un registre à l’autre, à l’exemple du télégraphe, qui grâce à un alphabet morse intégré, tournera le message écrit ou oral en un courant électrique transposable et retraduisible
François Dagognet-Rematérialiser
…distinguer 3 types d’appareils ou de machines
a) celles qui assurent le transfert direct, d’un mouvement à un autre, ou d’une forme d’énergie à sa semblable
b) celles qui effectuent de vraies conversions, un changement radical
c) enfin les intermédiaires comme cette horloge qui réalise à la fois un simple passage, mais aussi une promotion
F.D

C’est une exploration poético théorique totalement réjouissante menée autour d’une imprimante.
Elle est démontée comme on pouvait faire avant avec un réveil mécanique (réveil d’un souvenir que ne peuvent avoir que certain-es d’une génération en voie de disparition).
Démontage qui donne l’occasion de promenade généalogique, détournements, réapropriations, interprétation musicale…
Avec plein de références dans tous les sens.
Bourrage Papier de Mathilde Roussel et Mattieu Raffard, 2 artistes chercheurs

L’édition d’un travail mené par deux artistes : Fanny Béguery et Adrien Malcor avec des classes de Corrèze autour de la machine et en particulier du réseau hydroéléctrique
C’est un projet mené en 2011 par Peuple et Culture Corrèze
magnifique !


Illustrations d’après des planches de I. Artobolevski



8 familles composent le jeu , chacune contient une cinquantaine de termes (adjectifs, verbes, substantifs, adverbes).





Chaque Machine par hasard est inventée à partir d’un tirage du jeu de cartes des Machinations.
Elle porte un nom écrit avec les initiales des 8 mots de ce tirage.
Suivent :
– une courte notice qui décrit la machine
– sa représentation animée
– d’éventuelles paroles de la machine



rengaine de EGMHCFMM.
Je sais qui
origine que
quoi actionne
quel est
qui origine
quoi
origine
quel
telle
Quelle
qu’une action
que
je le sais



Ritournelle de RPHCBBPC
jaca jejak quece baba va casse
jak ce vac ça var bia je sac a
bababa var jacasse a varbia je
ver bébébé bia je bavar de ver
bi et loc casse à la casse des
baba rata bébébava ra tin tata
barati vatineur jejak et casse
je bar a tin tineur a verb bia
je ver et bave et barre a tine




Poème de CSIATBPC.
petite poulie
mon moteur à réaction
béton armez !
vous ne comprenez pas ?
allez vous scier
armez le béton
poulie à réaction
moteur d’oubli
allez vous scier
donc
allez donc vous scier


Murmure de SCCPABEC.
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
Je n’ai rien à dire du trou que je creuse sous moi
que je creuse du trou sous moi je n’ai rien à dire
que je creuse du trou sous moi je n’ai rien à dire
que je creuse du trou sous moi je n’ai rien à dire
que je creuse du trou sous moi je n’ai rien à dire
que je creuse du trou sous moi je n’ai rien à dire
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
sous moi je n’ai rien à dire du trou que je creuse
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire
moi du trou que je creuse dessous je n’ai rien à dire


Refrain de BMMAITRM.
cinq fois cinq quinze et cinq fois cinq fois quinze font vingt et cinq
et cinq et cinquante cinq fois vingt sur cinq fois quinze fois
trois
égal
cinq en cinq fois cinquante
par cinq
par vingt
de cinq à six et cinq à sept fois
quinze par quinze
égal
deux cent vingt et cinq
fois
de cinq à cinq fois quinze font
vingt et cinq en trois
total


Voix de LEQRMCGS.
mesure
pour
mesure pour
murmure
parmi mesure
des mots pour
où?
pour où ?
on sait pas pour
on sait par quoi
séparequoi
on séplu on séplu
sont ces mots
soncémots


Chanson de FASÉRMMR
FOSSILE RÂPEUX
POUR S’AMORTIR
ACCORD SILENCIEUX
MEMBRANE SANS FREIN
CHAUDIÈRE DE PRINCIPE
COUPLE ÉLASTIQUE
VIBRE TENDRE PLASTIQUE
SOUPLE ET DISSIPE
LA MANIVELLE THERMIQUE
TON JOINT TORIQUE
LIAISON, PURE MÉCANIQUE
ARBRE EXCENTRIQUE
FOSSILE RAPEUX
POUR S’AMORTIR
ACCORD SILENCIEUX


Discours de STMDGSCS.
èce témeu dégé ai ce c’est èce
et sté aime dé
géaisse sait est-ce
èstéaimdé géaissecéaisse
èce témeu dégé ai ce c’est èce
stèm dé gés céaisse
èstéaime dégé èssecéèsse

Verbe de SCCPABEC + EGMHCFMM
JE N’AI RIEN-RIEN DE RIEN
RIEN À DIRE À DIRE DU TOUT
À DIRE DU TROU
DE TOUT
DU TOUT
LE TOUT
CE DIRE DE RIEN
C’EST TOUT
C’EST RIEN DIRE
QUE JE CREUSE
SOUS MOI
NE RIEN DIRE
NE DIRE RIEN
DU TOUT


Devise de CSHMSGPS.
fffff fichhhh ficht fchtl tr trrr
fufuuuuu chhchh chéé ch!
chut! chutté chutttté futtt foooou
sulllirp slirp srpple slrpt srlirrrrtp
fffff fichhhh ficht fchtl tr trrr
fufuuuuu chhchh chéé ch!
fufuuuuu chhchh chéé ch!
fffff fichhhh ficht fchtl tr trrr
sulllirp slirp srpple slrpt srlirrrrtp
chut! chutté chutttté futtt foooou
fufuuuuu chhchh chéé ch!
fffff fichhhh ficht fchtl tr trrr


Rêve de HTEIRTAL.
(elle ronfle en dormant et rêve en ronflant, htéirtal est une machine en sommeil)
JE M’ÉTIRE ÉLASTIQUE MON BRAS N’EN FINIT PAS JE ME LIBÈRE DU CONTRE POIDS ENSEMBLE MES PARTIES N’ONT PLUS DE POIDS JE NE ME PÈSE PAS LIBÉRÉE DE NE PLUS
SENTIR DE FORCE CONTRAIRE PRENDRE TOUS LES DEGRÉS DE LIBERTÉ JE NE RÉSISTE PAS PLUS D’USURE SANS ATTACHE JE VAIS DANS LE SENS QUE M’INDIQUE MON BRAS MES
ÉLÉMENTS DE LIAISON SONT MAINTENANT COMME DU CHEWING GUM JE SUIS UNE PATE MOLLE ENTIÈREMENT
DÉFORMABLE MES TRANSMISSIONS SUIVENT LE
MOUVEMENT DE MES TRANSFORMATIONS MES PARTIES N’ONT PLUS D’ENSEMBLE


Monologue de PRIDEFCC.
const btn = document.querySelector(«#btn»);
const status = document.querySelector(«#status»);
let on = false;
btn.addEventListener(«click», () => {
on = !on;
status.textContent = on ? «ON» : «OFF»;
});
const input = document.querySelector(«#input»);
const add = document.querySelector(«#add»);
const list = document.querySelector(«#list»);
add.addEventListener(«click», () => {
const value = input.value.trim();
if (value === «») return;
const li = document.createElement(«li»);
li.textContent = value;
list.appendChild(li);
input.value = «»;
});
export default function App() {
const [on, setOn] = useState(false);
return (
<div>
<p>{on ? «ON» : «OFF»}</p>
<button onClick={() => setOn(!on)}>toggle</button>
</div>
);
}
import { useState } from «react»;
export default function App() {
const [tasks, setTasks] = useState([
{ id: 1, text: «A» },
{ id: 2, text: «B» },
]);
function removeTask(id) {
setTasks(tasks.filter((t) => t.id !== id));
}
return (
<ul>
{tasks.map((t) => (
<li key={t.id}>
{t.text}
<button onClick={() => removeTask(t. id)}>x</button>
</li>
))}
</ul>
);



Généalogie de BRLCESJR.
ma mère brldésjr à moteur Discontinu était attachée et ne pouvait donc Réunir que ce qui entrait dans son rayon d’action.
Est-ce que je suis une amélioration ?
Une forme de dispersion serait le prix de ma liberté ?
chez Ma nièce brlcésrr on tente d’éviter cet éventuel défaut en bridant ses jambes avec des
retenues extensibles.
brldérjr ma grand mère était beaucoup plus raide, ses matériaux ne supportaient pas encore de grands écarts de dilatation.
Avait-elle déjà mes caractères biomorphiques ?




Voici plusieurs interprétations du mot muet de CAAPRLBA :
camarade
oeuf
besoin
transmettre
immaculé




Serment de IEDRIPTC.
écriture
divisée
masssacrée
divisée pour mieux régler
ressort régulier
ils font
une de ces têtes
les poils
mots
avisés
poils
afutés recontournés
ruinés
les mots poils ressorts
têtes cinétiques
des ressorts
ajustés
têtes
des ressorts




Aphorisme de MDRRFPLC
peom poup pop peuh steupe poumpoume
poummme ste me step oume
pe pe peeut pppoum a poum poum eptoum
peom poup pop peuh steupe poumpoume
oume step me ste poummme
eptoum poum poum a pppoum peeut pe pe
mais poummme ste me step oume
peom poup pop peuh steupe poumpoume
eptoum poum poum a pppoum peeut pe pe
mais poummme ste me step oume





















Sa coquille de protection se déforme à chaque pulsation.
à l’intérieur on trouve un poumon thermique à moteurs multiples.
La coquille forme caisse de résonance où se mêlent en écho et en chœur des cris d’effrois.
Elle ravale ses mots nerveusement.


Deux lentilles se disputent la place dans TéVJRBLS à coups de gonflements ; une
bataille de positions qui retrouve régulièrement son état initial mais…
…mais des choses, comme des particules,
circulent et se transforment pendant cet échange qu’un tremblement active.
Deux voix intérieures dialoguent, deux souffles rappeurs.








.

.

.











CSIÀTBPC.
PETITE POULIE
MON MOTEUR À RÉACTION BÉTON ARMEZ !
VOUS NE COMPRENEZ PAS ? ALLEZ VOUS SCIER
ARMEZ LE BÉTON
POULIE À RÉACTION MOTEUR D’OUBLI
ALLEZ VOUS SCIER DONC
ALLEZ DONC VOUS SCIER
SCCPABEC.
JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI QUE JE CREUSE DU TROU SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE QUE JE CREUSE DU TROU SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE QUE JE CREUSE DU TROU SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE QUE JE CREUSE DU TROU SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE QUE JE CREUSE DU TROU SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE SOUS MOI JE N’AI RIEN À DIRE DU TROU QUE JE CREUSE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE MOI DU TROU QUE JE CREUSE DESSOUS JE N’AI RIEN À DIRE
ÉGMHCFMM.
JE SAIS QUI
ORIGINE QUE
QUOI ACTIONNE QUEL EST
QUI ORIGINE QUOI
ORIGINE QUEL
TELLE
QUELLE
QU’UNE ACTION QUE
JE LE SAIS
RPHCBBPC.
JACA JEJAK QUECE BABA VA CASSE JAK CE VAC ÇA VAR BIA JE SAC A BABABA VAR JACASSE A VARBIA JE VER BÉBÉBÉ BIA JE BAVAR DE VER BI ET LOC CASSE À LA CASSE DES BABA RATA BÉBÉBAVA RA TIN TATA BARATI VATINEUR JEJAK ET CASSE JE BAR A TIN TINEUR A VERB BIA
JE VER ET BAVE ET BARRE A TINE
BMMÀITRM.
CINQ FOIS CINQ QUINZE ET CINQ FOIS CINQ FOIS QUINZE FONT VINGT ET CINQ
ET CINQ ET CINQUANTE CINQ FOIS VINGT SUR CINQ FOIS QUINZE FOIS
TROIS ÉGAL
CINQ EN CINQ FOIS CINQUANTE PAR CINQ
PAR VINGT
DE CINQ À SIX ET CINQ À SEPT FOIS QUINZE PAR QUINZE
ÉGAL
DEUX CENT VINGT ET CINQ FOIS
DE CINQ À CINQ FOIS QUINZE FONT VINGT ET CINQ EN TROIS
TOTAL
LÉQRMCGS.
MESURE POUR
MESURE POUR MURMURE
PARMI MESURE DES MOTS POUR OÙ?
POUR OÙ ?
ON SAIT PAS POUR ON SAIT PAR QUOI SÉPAREQUOI
ON SÉPLU ON SÉPLU SONT CES MOTS
SONCÉMOTS
Chanson de FASÉRMMR
FOSSILE RÂPEUX POUR S’AMORTIR ACCORD SILENCIEUX
MEMBRANE SANS FREIN CHAUDIÈRE DE PRINCIPE COUPLE ÉLASTIQUE
VIBRE TENDRE PLASTIQUE SOUPLE ET DISSIPE
LA MANIVELLE THERMIQUE TON JOINT TORIQUE LIAISON, PURE MÉCANIQUE ARBRE EXCENTRIQUE FOSSILE RAPEUX
POUR S’AMORTIR ACCORD SILENCIEUX
STMDGSCS.
ÈCE TÉMEU DÉGÉ AI CE C’EST ÈCE ET STÉ AIME DÉ
GÉAISSE SAIT EST-CE
ÈSTÉAIMDÉ GÉAISSECÉAISSE
ÈCE TÉMEU DÉGÉ AI CE C’EST ÈCE STÈM DÉ GÉS CÉAISSE
ÈSTÉAIME DÉGÉ ÈSSECÉÈSSE
SCCPABEC + ÉGMHCFMM
JE N’AI RIEN-RIEN DE RIEN RIEN À DIRE À DIRE DU TOUT À DIRE DU TROU
DE TOUT DU TOUT LE TOUT
CE DIRE DE RIEN C’EST TOUT C’EST RIEN DIRE QUE JE CREUSE SOUS MOI
NE RIEN DIRE NE DIRE RIEN DU TOUT
CSHMSGPS.
FFFFF FICHHHH FICHT FCHTL TR TRRR FUFUUUUU CHHCHH CHÉÉ CH!
CHUT! CHUTTÉ CHUTTTTÉ FUTTT FOOOOU SULLLIRP SLIRP SRPPLE SLRPT SRLIRRRRTP FFFFF FICHHHH FICHT FCHTL TR TRRR
FUFUUUUU CHHCHH CHÉÉ CH! FUFUUUUU CHHCHH CHÉÉ CH!
FFFFF FICHHHH FICHT FCHTL TR TRRR
SULLLIRP SLIRP SRPPLE SLRPT SRLIRRRRTP CHUT! CHUTTÉ CHUTTTTÉ FUTTT FOOOOU FUFUUUUU CHHCHH CHÉÉ CH!
FFFFF FICHHHH FICHT FCHTL TR TRRR
RÊVE DE HTÉIRTAL
(elle ronfle en dormant et rêve en ronflant, htéirtal est une ma-chine en sommeil)
JE M’ÉTIRE ÉLASTIQUE MON BRAS N’EN FINIT PAS JE ME LIBÈRE DU CONTRE POIDS ENSEMBLE MES PARTIES N’ONT PLUS DE POIDS JE NE ME PÈSE PAS LIBÉRÉE DE NE PLUS
SENTIR DE FORCE CONTRAIRE PRENDRE TOUS LES DEGRÉS DE LIBERTÉ JE NE RÉSISTE PAS PLUS D’USURE SANS ATTACHE JE VAIS DANS LE SENS QUE M’INDIQUE MON BRAS MES
ÉLÉMENTS DE LIAISON SONT MAINTENANT COMME DU CHEWING GUM JE SUIS UNE PATE MOLLE ENTIÈREMENT DÉFORMABLE MES TRANSMISSIONS SUIVENT LE
MOUVEMENT DE MES TRANSFORMATIONS MES PARTIES N’ONT PLUS D’ENSEMBLE&
BRLCÉSJR.
MA MÈRE BRLDÉSJR À MOTEUR DISCONTINU ÉTAIT AT-TACHÉE ET NE POUVAIT DONC RÉUNIR QUE CE QUI ENTRAIT DANS SON RAYON D’ACTION.
EST-CE QUE JE SUIS UNE AMÉLIORATION ?
UNE FORME DE DISPERSION SERAIT LE PRIX DE MA LIBERTÉ ? CHEZ MA NIÈCE BRLCÉSRR ON TENTE D’ÉVITER CET
ÉVENTUEL DÉFAUT EN BRIDANT SES JAMBES AVEC DES
RETENUES EXTENSIBLES.
BRLDÉRJR MA GRAND MÈRE ÉTAIT BEAUCOUP PLUS
RAIDE, SES MATÉRIAUX NE SUPPORTAIENT PAS ENCORE DE GRANDS ÉCARTS DE DILATATION.
AVAIT-ELLE DÉJÀ MES CARACTÈRES BIOMORPHIQUES ?
Voici plusieurs interprétations du mot muet de caaprlba :
CAMARADE
OEUF
BESOIN
TRANSMETTRE
IMMACULÉ
MDRRFPLC
PEOM POUP POP PEUH STEUPE POUMPOUME POUMMME STE ME STEP OUME
PE PE PEEUT PPPOUM A POUM POUM EPTOUM PEOM POUP POP PEUH STEUPE POUMPOUME OUME STEP ME STE POUMMME
EPTOUM POUM POUM A PPPOUM PEEUT PE PE MAIS POUMMME STE ME STEP OUME
PEOM POUP POP PEUH STEUPE POUMPOUME EPTOUM POUM POUM A PPPOUM PEEUT PE PE MAIS POUMMME STE ME STEP OUME
IÉDRIPTC.
ÉCRITURE DIVISÉE
MASSSACRÉE
DIVISÉE POUR MIEUX RÉGLER RESSORT RÉGULIER
ILS FONT
UNE DE CES TÊTES LES POILS
MOTS AVISÉS POILS
AFUTÉS RECONTOURNÉS RUINÉS
LES MOTS POILS RESSORTS TÊTES CINÉTIQUES
DES RESSORTS AJUSTÉS
TÊTES
DES RESSORTS
MONOLOGUE DE pridéfcc
const btn = document.querySelector(«#btn»); const status = document.querySelector(«#status»); let on = false;
btn.addEventListener(«click», () => { on = !on;
status.textContent = on ? «ON» : «OFF»;
});
const input = document.querySelector(«#input»); const add = document.querySelector(«#add»); const list = document.querySelector(«#list»); add.addEventListener(«click», () => {
const value = input.value.trim(); if (value === «») return;
const li = document.createElement(«li»); li.textContent = value; list.appendChild(li);
input.value = «»;
});
export default function App() {
const [on, setOn] = useState(false); return (
<div>
<p>{on ? «ON» : «OFF»}</p>
<button onClick={() => setOn(!on)}>toggle</button>
</div>
);
}
import { useState } from «react»; export default function App() {
const [tasks, setTasks] = useState([
{ id: 1, text: «A» },
{ id: 2, text: «B» },
]);
function removeTask(id) { setTasks(tasks.filter((t) => t.id !== id));
}
return (
<ul>
{tasks.map((t) => (
<li key={t.id}>
{t.text}
<button onClick={() => removeTask(t. id)}>x</button>
</li>
))}
</ul>
)
Dialogue de bdeebncp avec fasérmmr :
bdeebncp. C’est ton système…il transfert des forces
fasérmmr. Une seule !
bdeebncp. Oui, cette fois.
Une force, d’un point d’application à un autre
fasérmmr. Et entre deux ?
bdeebncp. Deux quoi ?
fasérmmr. Entre ces deux points, il se passe quoi ?
bdeebncp. Un agencement d’éléments rigides liés les uns aux autres
fasérmmr. Alors, c’est comme une association souple…`
bdeebncp. Oui, plusieurs pièces liées entre elles par des contacts physiques qui les rendent solidaires
fasérmmr. Mais partiellement, pas totalement
bdeebncp. Ton système est une chaîne cinématique fermée
fasérmmr. Ah bon…
bdeebncp. Et tu as un nombre entier de pièces
fasérmmr. Toi aussi, avec un peu moins de liaisons…
bdeebncp. Qui comportent des degrés de liberté
déterminées
fasérmmr. En tous cas je me sens bien plus indéterminée que tu le laisses entendre
bdeebncp. Comment ça ?
fasérmmr. Je change d’état, je ne suis pas toujours identique à moi même, je ne suis pas fermée comme tu dis.
Mon système…
bdeebncp. Oui?
fasérmmr. …Est un assemblage de parties déformables…
bdeebncp. Avec restauration périodique des mêmes rapports entre les parties!
On y échappe pas
fasérmmr. Je sens malgré tout, en moi, des forces latentes sensibles et des corps résistants…
bdeebncp. Tu te fais des idées
:
Paroles
est ce que je suis à la hauteur de mes rouages ?
travailler jusqu’à pas d’heures`
accomplir
réaliser
je contiens un projet ?
je fais quoi ?
je sais faire
elles nous disent des trucs, des formules, des réponses
nous répondent
elle répondent à des impératifs
des programmes
d’action
elles agissent
pour quoi faire ?
Machine, tu es née quand?
d’où tu viens ?
as-tu des parents ?
je ne sais pas parler, penser, fixer
je tourne
marche
arrêt
je répare
mon mécanisme est ouvert
je suis ouverte
je suis fermée
enfermée au dedans de moi
cachée
mes forces sont pourquoi faire ?
je peux compter mes forces
sur mes forces
celles qui agissent sur moi
qui sont en nombre compté
les forces qui m’agissent ne sont pas sans limites
d’où me vient la puissance ?
je transforme
chercher une vie autonome
je pourrais vivre seule
sans commande
qui me commande ?
j’ai des consignes
à l’intérieur ?
dehors ?
comment ça marche ?
ça entre, ça sort
j’ai des organes
moteurs, récepteurs, de liaison
transmission
suis-je utile ?
volontaire ?
je ne veux rien
dit-on
indifférente ?
mon indépendance
d’où vient cette perplexité ?
avec un mode d’emploi
des explications
à qui je ressemble ?
à quoi ?
je suis plate
avec plusieurs plans d’action
je suis pleine
mes axes
pivots, rotules
embrayages, courroies,
mes leviers
pleine d’attaches
pleine de retenues
de mécanismes de guidage approximatif
de déclics
je fais n’importe quoi
en avant
en arrière
je sais bouger
ah oui
mes liaisons
ont des degrés de libertés
2 ou 3 ou 4
je peux avoir 12 sortes de liaisons mécaniques
pas plus
parfois je m’épuise
à bout de souffle
ça grippe
coince
chauffe
les machines fatiguent
les machines nous fatiguent
c’est prévu
bien huilé
mais ça frotte
je ne suis pas d’une seule pièce
casser la machine
je me consume
ça chauffe
dépense
consomme
parce que je grince
déperditions
dissipe
gaspillage
j’y perds des plumes
je m’use
je m’informe
dissimulation
sous l’enveloppe
la coque qui m’enferme
mes extensions
je suis démontable
je ressemble à quoi ?
je sais faire des gestes
De 1778 à 1791, le baron hongrois Wolfgang Von Kempelen réalise une machine élaborée qui émet de la parole en continu. L’alimentation en air est assurée par un soufflet mis en mouvement par le coude droit de l’opérateur. Le résonateur, constitué d’un manchon de cuir déformé par la main gauche, émet des sons vocalisés très approximatifs. L’autre main agit sur quatre évents pour produire les consonnes
cette machine comprenait un soufflet, une boîte à vent avec des sifflets, des valves et des anches commandées par des leviers, une cavité avec ouverture pour le nez et un pavillon formant la bouche. Elle était capable deprononcer la plupart des phonèmes usuels, au moins approximativement, en hongrois, latin, français […], mais elle ne possédait pas de langue, de dents et de lèvres. Elle prononçait mal le R, et confondait les B, T, D, P

A Vienne, Eugène Faber, un professeur de mathématiques, construit en 1835 une machine comparable à celle de Kempelen, mais améliorée par une langue, deux mâchoires articulées et une glotte modifiable, dont les journaux de l’époque, d’après André Deweze, rapportent ainsi les performances :
Si elle n’a pas encore la voix d’une chanteuse d’opéra accomplie, elle laisse cependant loin derrière elle la machine de von Kempelen. Ses sons mélodieux, si proches de la voix humaine, produisent une telle impression que l’on pourrait imaginer un frisson, une âme sensible à l’intérieur de la machine9.
Jean-Sylvain Liénard, ajoute qu’elle « parlait à voix haute et à voix chuchotée, et [qu’elle] chantait “God Save the Queen”10 ! »
l’automate Euphonia du même inventeur, Eugène Faber, automate qui était supposé dialoguer avec les spectateurs. En 1863, Graham Bell, aidé de son frère Melville, met au point à Edimbourg une machine dont l’organe essentiel prend modèle sur le conduit vocal humain : lèvres, langue, palais, voile du palais, dents, pharynx, sont simulés par des éléments mobiles manipulés, comme dans la première machine de Faber, par l’intermédiaire d’un clavier. De nombreuses tentatives seront ensuite menées selon le même principe et avec un clavier de commande, notamment par Riesz en 1937. Dans cette machine, une première valve libère de l’air comprimé qui met en vibration une anche simulant les cordes vocales. Une seconde valve est réservée à la production des sons bruités comme les fricatives. Malgré de nombreux perfectionnements, les systèmes mécaniques d’imitation de la parole restent limités. L’arrivée de l’électricité donnera des possibilités inédites pour la conception de machines plus performantes.

La houille se parfume aux couleurs d’arc-en-ciel
pour nourrir tout un monde à l’odeur d’abstraction
mais qui fraise et lamine et rive et lime et tourne
pour gigogne engendrer des objets bien réels
le tourne-vis et la capsule et les tenailles
l’automobile et la bécane et la quincaille
le car le sous-marin et l’accumulateur
l’attache-parisienne et le percolateur
le fer à repasser et le ventilateur
l’obus le tire-bouchon et le bouldoseur
la drague le revolver et le radiateur
la radio la lessiveuse et le frigidaire
la marmaille sans fin des ruses ménagères
des moyens de transport ustensiles outils
des gadgets du lépine ou dla grande industrie
Du sélénium l’oeil s’ouvre et la porte de même
si des degrés s’en vont le thermostat soupire
les vitesses en boîte ont de l’initiative
les deux tortues roulant par forces attractives
!n vont et viennent aussi par forces répulsives
les sauriens du calcul se glissent pondéreux
écrasant les tablogs’ les abaques les règles
Leurs mères les trieuses les pères binaires
et l’oncle électronique avec son regard d’aigle
admirent effarés ces athlètes modestes
pulvérisant les records établis par les
bipèdes qui pourtant savent compter parler
soigner Soigner les sauriens du calcul et les
bipèdes qui pourtant savent compter parler
soigner Soigner les sauriens du calcul et les
bipèdes qui pourtant savent compter parler
compter parler soigner soigner parler compter
compter compter compter compter compter compter
soigner soigner soigner soigner soigner soigner
parler parler parler des sauriens du calcul
et parler

Der Kranbau – De la construction des grues
Rudolph Dub (mon grand père maternel)

Der Kranbau – De la construction des grues
Rudolph Dub

moissonneuse

Linotype
Héromachine

Linotype

Linotype
pièces

Linotype
pièces

Linotype
nomenclature

Traceur home made
Construit pour le spectacle J’oublie tout – 2014
L : 1m80

Traceur

Traceur

Traceur

Aspirateur BALEX et ses accessoires

Piqueuse Rapidex

Fernand Deligny
Lignes d’erres

Fernand Deligny
Lignes d’erres

William Kentridge
Dessins de parcours dans l’atelier

Albert Ducrocq
Le renard électronique – 1953

Max Goldinger
Instrument

Antonin Artaud
La machine de l’être

Francis Picabia
Here It’s Here Stieglitz Faith and Love

Francis Picabia
Fille née sans mère

Francis Picabia
Jésus-Christ Rastaquouère

Machines simples

Simon Stevin – 1548-1620
La poulie – machine simple

Mécanisme de la machine à écrire
échange Xavier/Jean Pierre
assemblée : une salle des machinations
occupée par toutes sortes de machines actives, passives, réflexes, en sommeil…
avec des « scènes » multiples : tables de travail, tableau noir, écran de projection, rétro projections, théâtre miniature, banc d’expérimentation…
machines indéterminées, aléatoires
polyphonie : les M sont cycliques (par nature), leurs cycles s’additionnant et se croisant
font une polyphonie aléatoire
j’aime cette apparente « indétermination » (laisser la place aux attaques de la surprise)
je pose des questions de sens (ouïe odorat vue …)
le rapport humain/machine pose des problèmes insolubles du fait de la multisensorialité des humains et de leurs états d’âme
que les machines n’ont pas
C’est le problème de l’interface homme machine si étudié mais jamais résolu. Car bien
sûr il est inconcevable de prévoir toutes les interactions et donc il y a toujours un
utilisateur qui joue de travers dans un contexte imprévu et qui fait tout partir en vrille.
La voiture autonome est bien inefficace sur le rond point des Champs Elysées…
corps organes, organisme
on pourrait inventer une sorte d’organologie mécanique (il y a une organologie – étude des instruments de musique…
La douleur existe-t-elle chez les machines ?
Sont-elles fatiguées ? nous fatiguent t’elles ?
C’est une piste pour les rendre plus sensibles
la finalité de la machine qui lui est externe vs la finalité inconnue de l’humain (cf Kant)
La croissance de la machine était moins visible à l’époque de Kant et constituait une
différence avec les humains (qui eux se développent) aujourd’hui c’est moins net
les Gestes des M. (tremblements, caresses, glissement, claudication, se relever, se déployer, s’écrouler, balancements, sauts…)
j’aime beaucoup ce mot Gestes
Les M. imitent-elles les corps vivants ?
l’idée du corps suppose la Généalogie
—>G.Simondon ( mécanologie ou mécanologie2 )
—>G.Canguilhem Dans la connaissance de la vie le chapitre Machine et organisme
linguistique s’inventer une branche mécanique de la linguistique
par extension écouter ce que nous disent les M
aller à l’écoute
et les faire chanter si possible
il y a aussi les (nombreuses) Machines à écrire (et traduire). Au sens large : toutes sortes de machines qui produisent et rendent visible de l’écrit












échange Antonin/Jean Pierre
– Sans fixer quoique ce soit de la forme à laquelle nous sommes arrivés, le principe de l’exposition-installation-machinerie dans laquelle est immergé le public me plaît. J’y crois !
De manière générale, ça me fait penser à la rencontre entre une machinerie géante et une jungle => prendre les machines dans leur “environnement naturel”, des machines “à l’état sauvage” avec leurs techniques de camouflage (comme le caméléon ou le paresseux qui se déplace tellement lentement qu’on ne le voit pas), leurs découvertes par leur “cris” & leurs sons (la jungle est très bruyante, mais on n’y voit rien). Ça me fait presque penser à un “documentaire animalier” machinique. C’est une sensation forte d’être entouré de choses qui nous observent sans que nous les voyions. Là où nous pensions voir une feuille, c’est un essaim d’insectes.
Être observé par des machines que nous ne voyons pas directement. Ça peut créer de la surprise, une tension vers l’observation minutieuse pour discerner la machine active de la simple tuyauterie inerte.
J’aime cette métaphore de la jungle
ce qu’elle évoque : un lieu saturé, peuplé d’êtres machiniques, certains explicites et d’autres énigmatiques (organismes ou machines ou bien entre deux ?)
et cette idée de machines observatrices dissimulées (qui fait bien sûr penser aussi à la surveillance numérique et vidéo)
– L’idée d’un guide qui nous aide à circuler peut-être intéressante aussi. On le retrouve à différents endroits du dispositif, sous différentes formes. Un énième Mahu (mais à priori quelqu’un d’autre, même si l’épopée de Mahu en plusieurs épisodes me fait sourire aussi), une figure parfois marionnettique, parfois dessinée, parfois un simple morceau dans un coin qui parle. On a l’impression qu’il se déplace dans cet espace en changeant de forme. Cette idée me fait pensée aux furtifs de Damasio.
– un arbre central, comme l’axe du moulin qui traverse tout le bâtiment.
Tout l’actionnement de cette machinerie se fait depuis un point dont partent tous les fils. C’est l’arbre à cames de Machination. Pourquoi pas.
En voiture de retour avec Octave, il nous venait dans le même esprit le principe d’un dispositif pneumatique central distribuant de l’air à tous les moteurs et actionneurs.
Une réserve commune (limitant, dans la mesure de sa capacité) le temps d’action de l’ensemble.
Au delà de la question technique (utiliser une seule source d’énergie – pneumatique – pour la presque totalité des machines motorisées), il y aurait là de la « respiration », du souffle, quelque chose (l’air) de commun entre des instruments sonores (à vent) et des moteurs à l’origine de chaînes cinématiques.
– je pense que la question de l’acteur.ice ou des acteur.ices est capitale pour la suite. Selon qui c’est, ça donne une couleur très forte au rapport public, à la parole. J’ai l’impression tout de même qu’Octave et moi pouvons être présents, actifs en manipulation, peut-être en intervention légère.
À voir dans quel sens on le prend : est-ce qu’on veut travailler avec quelqu’un en particulier et le dispositif se crée en partie autour du jeu de cette personne ou l’inverse, on avance dans le dispositif et on cherche ensuite quelqu’un qui colle ?
Moi, je prendrais bien une voie mixte : surprise de ce que propose le(s) acteurice(s) + un penchant vers le travail vocal (comment chantent les machines ? )
– “Sans humain à l’intérieur”, c’est quelque chose que j’imaginais aussi. La machinerie est activée à distance, le public est seul dans ce dispositif / jungle de machine, les acteurs / figures sont tous plus ou moins machiniques, ils parlent, racontent leurs histoires, guident le public, demandent à être actionnés, touchés, écoutés, etc. Mais dans cet espace, on n’y voit pas d’humain. Des automates à la limite.
« sans humain » ou bien avec humain parcimonieux, humain en marge, prêt à être absorbé par les dispositifs, à s’effacer, jusqu’à disparaître…
– Ce serait bien d’isoler 2 ou 3 “personnages” (la linotype, l’aspirateur, un autre?) et de leur inventer une histoire, un parcours, des questions qu’ils se posent. Ça peut être un jeu d’écriture entre nous pour commencer à tirer les fils de la suite.
Oui, il faut augmenter la famille (et penser aussi aux généalogies) et les faire parler, oui
l’identification de ces individus est décisive !
grande machine (linotype) dont on peut seulement parler ou donner à voir des morceaux, catalogues, témoignages
petites machines domestiques (aspirateur) plus ou moins « historique » (Baleix)
machines opaques (qu’est ce qu’il y a sous leur enveloppe, qu’est-ce qu’elles font ?)
machines gestuelles
machines à écrire, parlantes, sonores
fictions de machines (design fiction, Bruce Sterling)
machine low tech, machines hight tech
…………….
– Pas une question de contenu, mais une remarque/envie personnelle. Je ne suis pas particulièrement manuel ou bricoleur, mais ça m’intéresse, j’ai de l’appétence pour ça même si peu d’autonomie. Pour moi, c’est aussi une occasion d’apprendre certaines choses en vous voyant actif sur la construction et la “technique”. Dans ce sens, ça me plairait d’aller plus loin (sans être dans vos pattes évidemment). Je suis donc intéressé par tout travail de petites mains, à la chaine ou autres, qui me permettent d’aider en intégrant des choses ! je prends note !
j’ajoute en vrac :
– la thermodynamique —>
les machines du points de vue de la conservation et dissipation d’énergie
—> la fatigue des machines (usure, frottements, grincements, pertes, déperditions, déchets…)
—> transferts d’informations
– le biologique/le mécanique
– les machines/fictions du design spéculatif et dystopique
– prendre la température des M, les écouter au stéthoscope
– des personnages pour ainsi dire, pour un théâtre qui ne sera pas un théâtre
Des personnages-machines, une communauté avec Mahu circulant parmi eux
souvent ces M parlent
elles sont « incarnées » de façons différentes :
effective
représentée, figurée
démontée
schématisée
racontée, évoquée
démontrée
miniaturisée…etc
– une (vraie/fausse) Théorie des Machines avec classification, morphogenèse, arbre phylogénétique…






Ouverture de la présentation
Bonjour. ce que vous allez voir et entendre c’est un carnet de notes
des matériaux rassemblés pendant 5 journées de travail ici au Bercail
le tout premier temps d’un projet nommé Machinations
sans aucun ordre ni fin ni commencement, sans queue ni tête
vous entendrez des paroles de Raymond Queneau – un poète – de Gilbert Simondon, Walter Benjamin, Georges Canguilhem, Donna Haraway - des philosophes – d’un ingénieur mécanicien – Franz Reuleaux
notre projet est une rêverie :
réunir une assemblée disparate de trucs, de machins et machines comme on réunirait des personnes étrangères, des amies…pourquoi pas
pour les écouter, entendre leur bruissement, converser avec elles, monter des machinations
pour le plaisir et le jeu, circuler sur la frontière entre organisme et machines en inventant des confusions
nous avons disposé des machins et machines actives, passives, réflexes, perplexes, en sommeil, dures, molles, fragiles, faillibles, fatiguées, épuisées parfois, à bout de souffle, toujours approximatives, parfois définitives
et nous sommes 4 parmi elles, bien vivants, comme des soigneurs, éleveurs, observateurs attentifs

Le phénomène Aspirateur – Xavier Tiret au Bercail – avril 25
L’air n’est pas un milieu calme, de près, c’est une multitude de particules qui voyagent à très grande vitesse et qui statistiquement font à peu près du surplace.
Ces particules s’appuient sur les objets de notre environnement, plus on monte, moins il y en a, autant dire que celle du bas supportent toute la pile du dessus.
Là où il y en a beaucoup, en bas, l’air supporte la pression produite par le poids de l’air jusqu’en haut de l’atmosphère et microscopiquement obtenue par les chocs désordonnés des particules.
Cette machine :
l’aspirateur ne fonctionnerai pas dans le vide, c’est une machine à favoriser certaines directions du mouvement des particules d’air, il les forces ainsi à s’engouffrer et à tenir leur rang.
L’effet premier de la machine est de produire du bruit par frottement des composants internes
ALLUMAGE MOTEUR
et de produire aussi de la chaleur dans les fils du moteur électrique qui anime la turbine.
L’effet secondaire mais néanmoins celui que l’on recherche est une pseudo organisation des particules d’air en un courant.
L’ordre vient d’un organe particulier: la turbine et plus précisément de sa roue qui littéralement conditionne les particules et les entraîne préférentiellement sur une ligne de courant allant de l’entrée vers la sortie.
La machine produit un déséquilibre statistique dans le chaos des mouvements microscopiques et ce déséquilibre fait apparaître la différence de pression.
Ce courant d’air lui même est responsable du phénomène d’advection des particules de poussière, c’est à dire leur transport à travers les tuyauteries de la machine et en dernier lieu de l’accumulation de ces particules (dans un réceptacle).
Certains aspirateurs sont même capables de discriminer les particules par leur taille gràce à une centrifugation dans un courant hélicoïdal, ils sont dits à séparation cyclonique.
Ce phénomène dépend de la viscosité et de la vitesse des particules d’air et peut être étudié en calculant le nombre de Reynolds, le nombre de Stokes et décrit grâce aux équation de Navier Stokes.
Ici nous avons un venturi, du nom de Giovanni Venturi qui l’a décrit à la fin du 18e siècle.
Ce principe est bien connu en physique et s’explique facilement grace à l’équation de Bernouilli
Daniel Bernouilli vers le milieu du 18e (1740) nous livrait un théorème qui porte son nom.
Il établit le bilan hydraulique simplifié d’un fluide en écoulement stationnaire dans une conduite.
Il s’agit en fait d’un bilan énergétique qui comprend 3 termes : un terme de vitesse un terme d’altitude et un terme de pression.
la sommes de ces 3 termes reste constante sur une ligne de courant, c’est à dire, sur une ligne correspondant au déplacement d’une particule dans le fluide.
Ce bilan est simplifié car Il considère que l’écoulement est stationnaire donc stable
Il considère que le fluide est incompressible : il ne change pas de masse volumique en fonction de la pression
il ne prend pas en compte les phénomènes dissipatifs En particulier dus à la viscosité du fluide : Le frottement
Il explique néanmoins assez bien le phénomène de ce vaporisateur à Effet Venturi
En sortie du tuyau de l’aspirateur, le fluide passe par un réducteur de section ( c’est à dire du diamètre du passage)
À cette occasion comme le diamètre diminue la vitesse est augmentée localement à l’endroit du rétrécissement
en effet Comme l’équation comporte aux 3 termes dont la somme doit rester constante : le premier concernant la vitesse le 2nd concernant l’altitude le 3e concernant la pression,
si on considère que l’altitude de la particule n’a pas varié, comme la vitesse a varié alors la pression doit varier et en l’occurrence comme la vitesse a augmenté la pression doit diminuer en conséquence pour équilibrer la somme des termes.
Le tuyau plongeur débouche dans le col du venturi, à l’endroit même de l’étranglement
alors dans le tuyau plongeur se produit une dépression qui va sucer le liquide du bocal et le propulser vers le rétrécissement du Venturi,
il sera ensuite entraîné dans le courant d’air et pulvérisé par la buse en direction du tableau.
on a parlé de :
jungle
décidément la métaphore fonctionne, elle nous plaît
un lieu aux frontières brouillées entre animé/inanimé, mécanique/organique
où l’on ne sait pas bien ce qui est machine et ce qui ne l’est pas
hybridations
lieu « multiscalaire » (aux échelles multiples)
une sorte de « milieu naturel », une réserve
lieu de dissimulation, camouflage, (dé)compositions, assemblages (de M)
gestes
la perception d’une machine peut se réduire à son (ses) seul(s) geste(s)
consommation, rejet, déjections, cycles de vie, fatigue, usure…
toutes opérations qui alimentent le trouble organique/mécanique
l’humain
dans notre jungle il est « parcimonieux », en marge
assimilation, hybridation, dissolution, disparition…
comme dans un train fantôme
les spectateurs circulent semi-librement, ils sont conduits
il y a un ordonnancement des événements
on se demande
ce qu’elles font
du son? du mouvement ?
à quoi elles servent ? sont-elles vraiment des M ?
elles ne font que parler ? écrire ?
jouer avec ce qu’elles sont, ce qu’elles sont supposées faire, ce qu’elles font vraiment
une exploration (dans la jungle)
avec une sorte de guide notre personnage Mahu, incarné de multiples façons
instruments d’observations
quels outils de mesure pour telle qualité
loupe, stéthoscope, oscilloscope, prise de température, antenne de détection, bâton de sourcier…
l’énergie
elle est au centre
pas de M isolée
connexions, relations…
l’espace, la scénographie
un archipel
ce n’est pas un espace continu, il est constitué d’ « îlots » indépendants éventuellement reliés
dont l’arrangement pourrait être variable
vraie-fausse théorie des Machines
elle accompagne l’exploration
il y a une classification, des généalogies, des lois, des principes, un éthique…
machinations
quelles sont les machinations des systèmes ?
les Manigances
relations cachées
interprétation
épuiser l’interprétation d’une machine
quelle est sa fonction, ses dépenses, sa généalogie, ses usages, sa durée d’existence, ses modes de consommation,
quelles relations ?
parler
langage des M, traduction
les entendre parler (elles sont muettes parfois)
fiction
inventer un récit
cette jungle serait la friche (dans le futur) d’une fabrique (entrepot, reserve, musée…?) de machines
du temps est passé depuis son abandon,
la « nature » a pris le dessus
les machines ont pris – elles – leur autonomie —> mutations, hybridations
c’est une exploration
quelles machines dans notre jungle ?
c’est la question importante pour avancer
sont-elles toutes identifiables (leur fonction, leur usage) ?
non, la plupart ne le sont pas
comment les rassembler, les inventer ?
—> le jeux des machinations
un jeu de cartes pour inventer des machines
8 catégories :
verbes d’action
traits de caractère
énergie d’entrée
énergie de sortie
caractères sonores
moteurs
organes mécaniques
divers (jokers)
on tire une carte (ou plusieurs) de chaque catégorie, on s’arrange, on corrige…et on fabrique avec une nouvvelle machine ou machinerie
les Machinations circulent sur un terrain « mixte » où le machinique et l’organique se côtoient et s’hybrident parfois
Ensuite on a surtout parlé du jeux des Machinations.
Jeu de cartes divinatoire et combinatoire, susceptible d’identifier les personnages/machines de notre jungle.
En vrac :
le jeu pourrait se jouer en équipe
une équipe Utopique une autre Dystopique
Une règle : une partie produit une Machine A, la partie suivante doit utiliser au moins 2 cartes de la précédente
ce genre de règle pourrait produire des généalogies
Mimer la Machine produite
la dessiner (Pictionary)
Scrabble de Machinations
Inverser le jeu : prendre une machine, par exemple l’aspirateur
le faire entrer dans la grille de nos catégories
modifier discrètement une ou plusieurs catégorie
—> fabrique de Machines-chimères
24 octobre, à Augerville
Première partie de jeu des Machinations
Il faut reprendre le dessin des cartes, absolument !
oublier les Joker
ajouter la catégorie Matériaux-Structure
Possibilité de créer des sous catégories, comme :
Capteurs (de position, de température, de vitesse….) dans Organes
Une règle :
toutes les catégories ne sont pas présentes dans un tirage
Certaines catégories peuvent être multipliées par 2, 3…
Établir l’identité de chaque machine : nom, naissance, généalogie, versions, contrefaçons…
Archéologie : une machine peut être donnée partiellement (parties manquantes)
comme une pièce d’archéologie—> interprétations, hypothèses
Pour une prochaine séance du jeu des Machinations :
filmer et enregistrer la partie (sur une table/banc titre, on ne voit que les mains des joueurs)
TIRAGES :
Moteur : à élastique
Exergie d’entrée : sonore
Énergie de sortie : anti matière
Trait de caractère : gourmande
Caractère sonore : tousse
Organe : jambe
Action : tranche
C’est une machine qui tranche; elle possède un moteur à élastique, son énergie d’entrée est sonore
l’un de ses organes est une jambe, elle a un caractère gourmand et produit de l’anti matière en faisant un son de toux
Moteur : animal
Énergie d’entrée : souffle
Énergie de sortie : rayonnante
Trait de caractère : froide
Caractère sonore : râpeux
Organe : moufle
Action : multiplier
Cette une machine à multiplier à moteur animal dont l’énergie d’entrée est le souffle.
Elle comprend un moufle, fait un son râpeux, et son énergie de sortie est rayonnante.
C’est une machine froide
Moteur : pop pop
Énergie d’entrée : chaleur-vapeur
Énergie de sortie : pète
Trait de caractère : peureuse
Caractère sonore : galop
Organe : capteur
Action : soulever
Machine peureuse, elle soulève (ou veut soulever).
Munie d’un moteur pop pop (son énergie d’entrée est chaleur-vapeur) (elle fait un son de galop) elle pète devant l’obstacle
Moteur : hydraulique
Énergie d’entrée : discontinue
Énergie de sortie : incertaine
Trait de caractère : résistante
Caractère sonore : grinçante
Organe : bouche
Action : parlante
Le 4 février 2026. avec Xavier
On a parlé de machines qui imitent la voix
mimétisme machine—> humain humain—> machine
imiter de façon mécanique (dispositifs manuels, électromécaniques, accoustiques, amplifiés)
la voix synthétique est une autre dimension de cette mimétique, beaucoup plus dans nos oreilles actuelles.
imiter les gestes, imiter la voix
jusqu’à quel point reconnait-t-on la voix ? la distinction des phonèmes ?
la vanité d’un tel projet – faire parler « mécaniquement » fait sourire…c’est une naïveté qui me plait bien ; elle peut faire pendant à son renversement : imiter les machines par la voix.
construire une machine (travail de lutherie) produisant et combinant un groupe de phonèmes
les phonèmes sont produits de façon mécanique, électromécanique, électromagnétique (à la rigueur) mais pas synthétique (électronique)
par exemple dire machination
avec 5 phonèmes : ma chi na si on.
—> une machine réunissant et distribuant 5 dispositifs phonétiques (qui pourraient être de natures très différentes)
utiliser l’amplification sonore (mais sans effet de transformation)
Organiser une session de travail pour identifier les X dispositifs
utiliser un micro serré (on pourrait utiliser un téléphone portable comme enregistreur)
aller chercher le « phonème » de très près
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construire une machine « divinatoire »
une machine tireuse de cartes
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