Le feu de l’action

Dans un monde en proie à des urgences sans précédent la question de l’action ou de l’inaction nous préoccupe, nous dépasse, nous abasourdit. Avec le groupe n+1, nous avons décidé de nous y mettre : chercher à comprendre comment nous pourrions remettre la main sur l’action. Comment – à partir du réel – nous avons le pouvoir d’imaginer d’autres mondes possibles ? Comment les mettre en œuvre ? Quels sont les mécanismes qui sous-tendent une action libre et autonome, capable de transformer les choses ? Quels sont, à l’inverse, ceux qui œuvrent à son extinction ?


Le feu de l’action

sera créé à l’automne 2021.

Équipe

conception / jeu : Mickaël Chouquet et Balthazar Daninos
scénographie : Céline Diez
mise en jeu : Anne Ayçoberry, assistée de Margaux Folléa
collaboration artistique : Charlot Lemoine
dramaturgie : Antoine Herniotte
conception technique : Benoît Fincker
conception lumières : Jean-Yves Courcoux

Partenaires

TJP – Centre Dramatique National Strasbourg-Grand Est
Le Zef – Scène nationale de Marseille
Vélo Théâtre – Scène conventionnée Théâtre d’objet
Ville des Mureaux, PIA – Programme d’Investissement d’Avenir
Le Vaisseau fabrique artistique au Centre de Réadaptation de Coubert

Le groupe n+1 est conventionné par la Région Ile-de-France et a reçu l’aide à la création du Ministère de la culture – Drac Ile-de-France.

Leurs diverses actions ont été soutenues par :
la Scène nationale de l’Essonne
Athénor CNCM de Saint-Nazaire
l’Atelier Arts-Sciences, plateforme commune de recherche au CEA Grenoble et à l’Hexagone scène nationale Arts Sciences, Meylan.

Calendrier

Développement et écriture :
– mars-octobre 2019
Répétitions :
– février-automne 2020
Création :
– premier semestre 2021

Le spectacle

Le feu de l’action est une épopée, le récit d’une recherche menée sur le terrain, mais aussi l’expérience scénique d’une tentative, chaque soir renouvelée, de reprendre la main sur l’action, la vraie, celle qui permet de changer l’état des choses, et du monde.

L’action se déroule dans le laboratoire souterrain des n+1. Deux chercheurs nous y accueillent.

Ils y travaillent sur les modalités de l’action humaine, sur ce qui permet la prise de décision et ce qui déclenche l’action, sur la manière dont elle se déroule, et ses effets.

Ils sont en étroite relation avec une communauté de chercheurs : de vrais professionnels confrontés quotidiennement à des questions d’actions spécifiques à leurs différents champs de recherche. En créant des passerelles aussi théoriques qu’osées entre des domaines extrêmement variés allant de la physique quantique aux neurosciences, nos chercheurs n+1 tentent d’ouvrir des brèches : la théorie du chaos peut-elle nous renseigner sur l’action sociale ? Peut-on parler de pathologies de l’action ? L’action pure, qui ne ferait que répondre à la volonté d’atteindre un but, existe-t-elle ?

L’intention

Leur laboratoire est à l’image de leurs recherches, au croisement d’un rationalisme pointu et d’une fantaisie débridée. Ils font feu de tout bois et croient dur comme fer en la pertinence de leurs résultats. Ils fouillent, retournent et parcourent en tous sens : leur méthode est dans un apparent éparpillement, une profusion d’inventions. On change, on corrige, on infléchit la route, on parcourt à grandes enjambées, on écoute, on pose les bonnes questions, on transforme, on expérimente. Et on réinvente la poudre.

De fausses pistes technologiques en épuisement rhétorique, nos chercheurs vont remettre en question leur propre système, et nous proposer une expérience nouvelle : un déplacement dans l’inconnu, pour continuer à avancer dans la recherche mais autrement.

Sur la scène, le laboratoire de l’action se transforme en voyage. Allusions visuelles et sonores y créent l’itinéraire d’une expédition.

Nous cheminons alors dans des contrées lointaines, dans la réalité d’actions collectives effectivement menées. Puis, ramenés de nouveau dans l’enceinte du théâtre, nous nous découvrons finalement sujets d’une expérience qui s’est déroulée tout au long du spectacle.

X